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Le 12 Septembre dernier, Fred, athlète de l'ASC Balan, se lançait un défi hors norme:
Prendre le départ de l'Ultratour du Léman (175km), accompagné par son épouse qui le suit en vélo.
Sa performance est presque passée inaperçue car ce qui caractérise le coureur d'ultra, c'est son humilité... il nous livre ici, malgré tout, le récit de leur périple. Bravo Fred et Laurence!!!
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"Il y a de cela un an, un ami coureur me parlait de cet ultra. Une course où Laurence pouvait partager un effort avec moi, puisqu’un suiveur en vélo pouvait être présent. Les mois ont passé. La préparation aurait pu être meilleure, mais c’est le lot des coureurs. Il faut jongler entre famille, travail et entraînements !!! Nous sommes arrivés à Villeneuve le vendredi en fin d’après-midi. Jean Luc l'organisateur avait commencé à faire le palmarès des coureurs inscrits. Certains semblent avoir plusieurs vies pour avoir participé à La TransGaule, la Mille Kil, l’Etoile Savoyarde, la Nove Coli, le Spartathlon... les discussions continuent un peu plus tard devant une pasta party. 21h00 extinction des lumières. Malgré le fait que ça résonne bien dans un gymnase nous avons passé une très bonne nuit, tout le monde a bien dormi et c’est à 5h que l'éclairage s'est allumé. A peu près la moitié des participants ont un accompagnateur à vélo. Et question vélo il y a de tout aussi bien le VTT de compétition que le vieux vélo américain Cruiser on the beach en passant par nous qui avons un vélo de voyage. Certains sont avec un simple sac à dos et d’autres avec des systèmes de GPS, de lumière, de gourde, de boites ultra sophistiquées. Un dernier point est réalisé sur le parcours avec ses petites flèches, la météo, la distance entre les ravitos et un bon mot de courage avant de se retrouver dehors devant le gymnase sur la ligne de départ. Quelques ballons flottent au-dessus de notre tête, l’air est frais, trois deux un partez ! Au bout de 100 mètres déjà, certains sont partis comme des fusées. Incroyable j’ai du mal à croire que nous partons pour 175 km. De mon côté, si j’ai du mal à trouver mon rythme sur des courses plus courtes, 10 km et semi, ici je me bloque à 10 km/h max pour commencer. Et je me demande même si ce n’est pas un peu rapide pour un départ de course. Nous nous retrouvons rapidement le long du lac dans des champs. Par moment nous passons des zones brumeuses. Laurence m’a rejoint depuis un moment. Elle profite de son état de fraîcheur pour faire des photos. Le coin est très joli, nous passons un petit pont qui traverse le Rhône.
Chaque coureur a pris son rythme et en ce moment je suis
avec un Allemand. Nous avançons bien le long de la route. Le lac est en contre-bas
et entre nous et le lac de belles voire très belles maisons.
Le premier ravito arrive à 22km. Tout va bien. Nous nous
arrêtons à peine 2mn. Banane et chocolat rechargent les batteries. Le soleil
brille et la route poursuit son chemin le long du lac. Nous passons beaucoup de
villes et villages. Au 2eme ravito au 67eme km, Laurence récupère une bouteille de coca vide pour
avoir 1.5L supplémentaires car le soleil tape fort. Nous avons 1.5L dans deux
bidons sur le cadre du vélo dont un bidon avec de la poudre effinov mentholée
et l’autre de l’eau. Puis une gourde et la bouteille sur les sacoches arrière
du vélo. Fred était reparti avec un groupe de coureurs mais ceux-ci vont vite
et petit à petit on se retrouve seuls. Fred a mal aux cuisses, des crampes
surviennent. Il se met à boire plus régulièrement. D’ailleurs en arrivant sur
Genève Fred souffre de plus en plus de crampes et s’oblige à boire toutes les
10mn. On poursuit notre route avec un autre coureur français David, lui aussi
suivi par sa femme. C’est sa deuxième participation. Pourtant au 4ème ravito il
reste se reposer un peu plus longtemps puis va finir par abandonner. Fred
n’aime pas rester plus de 5 mn aux ravitos. La tentation est trop grande de
rester dans le confort de la chaise et redémarrer est difficile. Il lui a fallu
s’arrêter à la sortie de Genève pour que je lui masse les cuisses avec du baume
chinois et la femme de David lui a donné de l’arnica, les crampes sont vraiment
douloureuses. Après le 4ème ravito nous avons une longue période de route
droite et plane tandis que le soleil se couche lentement et continue de nous
chauffer le dos. Laurence a le road book sur sa sacoche de guidon mais les km
ne correspondent ni à la montre de Fred ni au compteur de Laurence. Et le 5ème
ravito est long à trouver. Surtout que l’on doit s’écarter de la route sur 1km
suite à un accident… Forcement on se demande si le ravito n’était pas sur la
portion de route barrée… Heureusement nous ne sommes pas seuls, un autre
coureur, Philippe, est avec nous. Enfin le voilà. Nous en profitons pour mettre
un t-shirt long, un gilet réfléchissant et une frontale pour Fred et une
polaire fine, un gilet réfléchissant pour Laurence. Juste le temps de refaire
nos provisions d’eau comme à chaque ravito, de grignoter quelques morceaux de
bananes, du chocolat (et des cacahuètes pour Laurence). Le tout arrosé de coca
et café. Nous repartons dans la pénombre. Ça devient plus difficile de voir les
petites flèches roses fluo, heureusement Fred à l’œil. Je reste derrière lui
comme ça je vois mieux quand il me fait un signe pour boire ou manger un bout
de nougat ou une pâte de fruit. Les ravitos sont assez éloignés les uns des
autres, Fred a besoin de manger entre. Parfois le parcours nous fait passer
dans de jolis villages dont on ne regarde même pas les maisons, concentrés sur
la course et le rythme de la foulée de Fred. Et puis la nuit est bien là et on
ne voit plus grand-chose. Plus ça va plus on a l’impression que le ravito est
loin…. Fred à mal aux pieds, j’ai dû lui desserrer ses lacets par 2 fois. Les
pieds ont gonflé et le droit le fait vraiment souffrir.
A Lausanne, Fred décide de changer de chaussures mais rien
n’y change.
Alors que la nuit est bien installée, nous arrivons au
milieu de nulle part, il y a un ralentissement sur la route, des vigiles
s’occupent de la circulation. Une immense propriété est éclairée de mille feux.
Les arbres aussi. C’est simple il n’y a que d’énormes voitures. A ce propos
nous n’avons jamais vu autant de voitures de marques prestigieuses.
Vers le km 142, un peu après St Sulpice, nous sommes au
plus près du lac et cela doit faire 2 bons kilomètres que nous voyons plus de
fléchage !!! Heureusement le tracé du circuit est sur la montre de Fred.
Une rapide manip et la montre confirme que nous sommes bien sur le bon chemin.
Nous retrouvons le fléchage kilomètre
147. Sur le coup j’ai bien cru que nous
avions parcouru 10 km.
Nous passons le château d’Ouchy qui se trouve au bord du
lac. Mon regard se porte souvent vers le bout du lac. J’espère simplement
pouvoir distinguer les lumières de l’arrivée. Mais cette zone reste
désespérément noire. Plusieurs fois ce matin je regardais la rive où je cours
en ce moment. En me disant qu’elle est lointaine, allons-nous y arriver et dans
quel état… Je consulte ma montre de plus en plus souvent afin de voir combien de kilomètres il me reste.
Elle m’indique aussi ma vitesse au kilomètre, et celle-ci diminue de kilomètre
en kilomètre. Je sers les dents et à 30 kilomètres de l’arrivé il n’est pas
possible d’abandonner, quitte à marcher jusqu’à l’arrivée.
Nous passons par deux fois devant de petites fêtes. Une
fois à Morges. Laurence tombera de vélo suite à un accrochage avec des piétons
peut attentifs. Le second passage se fera à Lutry. Ce doit être la fête des
vendanges. Une rue jonchée de morceaux de verres. Laurence pousse le vélo et
moi je marche. Il y a beaucoup de petits stands, qui vendent de la boisson. Les
jeunes sont très alcoolisés. Notre passage se fait sans encombre.
Nous arrivons enfin au ravito 7 à la sortie de Cully sous
un pont. Je suis le seul coureur, le précédent est parti il y a déjà 30
minutes. Comme pour les autres ravitos, l’accueil est chaleureux. Nous avons
déjà croisé les bénévoles de ce ravitaillement un peu plus tôt dans la journée.
Pour eux aussi c’est une grosse journée. 11mn 40 d’arrêt pour ce ravito. Je
suis sur les rotules ! Mon pied droit n’est que souffrance. Un coureur
arrive au ravito alors que je me prépare à repartir. C’est Philippe avec qui nous
avons déjà fait quelques dizaines de kilomètres en fin d’après-midi. J’essaie
de me remémorer de bonnes choses pour commencer ces 30 derniers kilomètres.
Mais entre mes pensées et la douleur, c’est la douleur qui prend le dessus.
Philippe me rejoint et m’invite à courir ensemble. Je lui dis de partir car je
suis sec. Il me propose de finir ensemble. Ce n’est pas l’envie qui me manque
mais je voie bien qu’il est en meilleur forme que moi et que je ne pourrais pas
suivre. Après quelques kilomètres nous ne distinguons plus sa silhouette. Je
demande à Laurence de me trouver un repère vers 10km de l’arrivée afin de donner
toute mes forces à ce moment-là. Car en ce moment je fais un mixte marche /
course à pied. Sur le road book, se trouve la statue de Freddy Mercury à 6 km.
A force de chercher et d’attendre de voir cette statue, je me suis dit qu’il
l’avait retirée. Mais enfin là voilà. A partir de là, il ne nous reste plus que
6 km. Mes dernières forces ne feront pas mieux que courir 500 mètres suivi
d’une petite pause pour repartir. Nous reconnaissons le parcours 1 km avant
l’arrivée. Enfin nous arrivons. Lulu (notre cher organisateur) est là devant le
gymnase avec la cloche. Cloche qui a retenti pour tous les arrivants. Un
premier bisou pour Laurence, qui a parfaitement joué le rôle d’accompagnateur.
Je suis bien content d’avoir partagé cette aventure avec elle. C’est aussi une
première pour elle, car si elle avait déjà fait de longues distances en vélo, c’est
son 1er 180km d’affilée. 22h46
pour faire le tour de la flaque, il est 5h46 du matin. Philippe a fini en
22h39. J’avais l’impression qu’il était 30 minutes devant. Le vélo a bien
fonctionné. Nous avons eu un problème avec l’éclairage. Accus insuffisants.
J’aurais aimé prendre une douche, mais en passant devant
mon matelas, je m’allonge pour m’endormir aussitôt.
Vers 8h00 j’essaie de me lever plusieurs fois pour aller
aux toilettes. Mais en vain. La douleur au pied n’est pas supportable. Après
plusieurs essais, c’est un jeune bénévole qui me portera sur son dos pour aller
aux toilettes.
Le dernier coureur arrivera en 29h51. Chapeau bas car
finir est déjà une victoire.
Vers 15h00 tous les finishers reçoivent une très belle
médaille. Un dernier pot de l’amitié et chacun reprend sa route.
Le 12/10/2014, voici deux semaines que la course a eu
lieu. Si mes jambes ont récupérées très rapidement, je suis passé voir mon médecin
qui a diagnostiqué une tendinite du péronier. L’ostéopathe m’a remis le dos et
les pieds en place. Je dois encore faire des radios car j’ai toujours un peu
mal sur le côté du pied droit. Laurence a eu un coup de mou deux –trois jours
après la course.
Le 19/10/2014 J’ai tous les matins une légère gène sur le pied droit côté droit. J’ai hâte de pouvoir recourir."
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Félicitations Sylvie...!!!
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